La commune

Soligny-les-Etangs est un village de 250 habitants situé à 12 kilomètres au sud de Nogent-sur-Seine. La rivière de l’Orvin et le Ruisseau Sainte Elisabeth sont les cours d’eau qui traversent la commune. Elle est composée d’un bourg centre, de deux hameaux : Le Vallon et Fontenay le Pierreux, et de deux lieux dits : ferme de pertelaine et le moulin neuf.

Sa vocation est principalement agricole. Elle possède une église du 15ème siècle avec une belle statue de Sainte Geneviève, très appréciée par la gendarmerie.

A 1.8 kms, au hameau de Fontenay-le –Pierreux, près d’une source se trouve une chapelle dédiée à Sainte Elisabeth. Elle appartient, depuis 2017, à la commune.

La famille propriétaire a souhaité la céder à la municipalité pour lui garantir d’être entretenue. Elle renferme un groupe curieux de la visitation.

Un menhir de la pierre au coq, un polissoir, une voie romaine au Vallon devenue chemin du péage et un pont romain et des digues d’anciens étangs aujourd’hui asséchés sont à découvrir.

La commune dispose ainsi d’arguments assez convaincants pour attirer régulièrement de nouveaux arrivants. Depuis le des débuts des années 1980, Soligny-les-Etangs a gagné 82 % de population supplémentaire. Son caractère bucolique est une ressource non négligeable pour les familles qui viennent s’installer.

Le passé de la commune ci-dessous est décrit par Monsieur Mizelle, ancien maître d’école à Saint-Aubin.

Soligny : étymologie probable : domaine de Solignus près des étangs. 1 693 hectares, 92 m d’altitude au Vallon.

On trouve du silex sur les hauteurs, du grès glaciaire provenant des moraines frontales du glacier rhénan qui couvrait jadis tout l’Est de la France. On comptait de nombreux mégalithes, ainsi qu’une grande abondance de silex jaunes.

L’abbé Deferre a signalé des voies romaines traversant le village ; l’une d’elles se dirigeait vers Bouy, contournant les marais ; elle devint chemin de péage. St Bernard l’emprunta pour se rendre au concile d’Etampes.

D’après Ladislas Roussin, ancien instituteur, l’Orvin tire son nom du vocable celtique « Arwin » (eau courante), terme ayant peut-être aussi une origine ligure, donc beaucoup plus ancienne. A rapprocher de cette étymologie le nom romain « Alvinius » (rivière).

Ce même Ladislas Roussin avait connu, vers 1885, l’ancien gardien des domaines du Comte Doria à Soligny. Sa maisonnette occupait l’emplacement d’un antique château-fort. On découvrit à cet endroit deux vases offerts au curé de la paroisse. Le gardien affirma avoir vu un escalier de pierre d’une dizaine de marches permettant d’accéder directement à l’église.

Les seigneurs : au XVe, un Raguier, châtelain de Soligny et seigneur d’Esternay, occupait la charge de trésorier de la reine Isabeau de Bavière. Il devint évêque de Troyes. En 1609, le fief appartenait à Bernard de Vienne, compagnon de Henri IV qui le nomma bailli de Bresse et lieutenant de la citadelle de Bourg. Ces de Vienne étaient originaires du Périgord. Les héritiers de Bernard, mort en 1634, donnèrent naissance à deux branches : la branche aînée avec le maréchal de Bouy-Luxembourg, la branche cadette qui garda le patronyme de Vienne. En 1672, Pomponne de Vienne occupait la seigneurie de Soligny, mais le domaine fut vendu aux Terray en 1769. Pierre Terray de Rosière eut pour descendant Antoine-Jean Terray, auquel succéda sa fille Mélanie, décédée en 1804.

Son héritière directe, Pauline, se maria à un Bignon, importante famille janséniste. Mélanie Bignon fut marraine d’une des cloches du sanctuaire. Remarquons en passant l’originale architecture du clocher qui rappelle un peu le style byzantin. Est-ce un souvenir des croisades ?

A la Révolution, les terres de la chapelle Ste Elisabeth, au-dessus de Soligny, furent vendues comme biens nationaux, ainsi que celles de Tremblay. Le presbytère fut également mis à l’encan. On a conservé le nom du curé « constitutionnel » Hughier. Le curé « réfractaire » avait émigré en Suisse.

Le pays souffrit beaucoup des guerres de religion. Le 4 mars 1564, les catholiques alliés aux « Pieds nus » de Sens attaquèrent le château tombé aux mains des protestants. Ils firent 25 prisonniers. Ces « Pieds nus » portaient également le nom de « Quémands » (mendiants ce vocable se transforma en « caïmans » !

D’après Courtalon, Soligny groupait autrefois 39 feux. Il aurait été abandonné au XVe à cause de l’insalubrité de ses étangs qui furent asséchés à partir de 1720 par des constructeurs de digues. Du chanvre croissait dans le Gorges (en patois picard, endroit où tombent les eaux).

Trois chapelles jalonnaient le territoire : St Martin, détruite, qui se situait sans doute au Vallon, Ste Marie devenue depuis Ste Elisabeth, et Ste Geneviève, disparue. L’église est dédiée à St Léger.

On a retrouvé, au cimetière de Soligny, un très beau socle de calvaire orné de cœurs sculptés en relief dans la pierre.

A signaler, dans ce même cimetière, la tombe de François d’Argout, né à St Domingue, propriétaire à Soligny, décédé en février 1831. Le village eut encore un personnage célèbre : le sénateur Renaudat. Paul-Louis Courrier en est aussi originaire, puisque son père naquit à Bouy, la commune voisine. Fait curieux, il avait été déclaré de sexe féminin lorsqu’il vint au monde !

Infos pratiques

Mairie de Soligny-Les-Etangs
1, rue de l'Église
10400 Soligny-les-Étangs

Téléphone: 03 25 39 21 76
Fax: 03 25 39 21 76

Mairie ouvert le jeudi de 11h00 à 12h00 et de 16h00 à 18h00.

Conseil Municipal de Soligny les Etangs 

Raphaële Lanthiez
Maire

Jean-Luc Capron
1er adjoint

Franklin Bardin

Annik Gagnepain

Ghislain Camus

Françoise Boys

Denis Point

Aurélie Gey

Vincent Jeanmenne

Arnaud Jumin

Julien Nbaya